Presque 2 mois après leur départ, où en sont Maxime et Cédric?

Le 8 avril dernier, Maxime et Cédric ont commencé leur voyage à vélo, en quête de solutions pour un tourisme durable. Où en sont-ils aujourd'hui? Nous avons pu prendre de leurs nouvelles.

VDLE : Avez-vous pour l’instant atteint vos objectifs concernant l’itinéraire ?

Max : Oui, à vélo nous prenons le temps et ça va. On a pris le rythme au bout de 2-3 semaines. On n’a pas eu trop de soucis grâce à une météo plutôt clémente. On a eu de la neige en Savoie puis un peu de pluie à Turin.

VDLE : Le matériel n’a pas trop souffert ?

Max : Non, par contre, en arrivant à Florence une voiture m’a percuté, ce qui a voilé ma roue avant et cassé mon téléphone. Physiquement je n’ai eu que des hématomes, heureusement. Un peu plus et c’était retour à la case départ ! La même journée, en installant mon téléphone, on m’a aussi volé le chargeur solaire à l’arrière, j’ai dû débourser 50 euros.

VDLE : L'aventure commence bien [rires] ! Jusqu’ici, quelles ont été les étapes ?

Max : Nous avons suivi les sentiers de la Loire à Vélo jusqu’à rejoindre le Parc de la Vanoise en Savoie. Nous avons bien parlé avec le directeur du parc. Leur démarche de gestion des déchets est limitée dans le sens où les sentiers sont déjà bien balisés, ils n’ont même pas de poubelles dans le parc, ce qui limite la tentation de laisser des déchets sur place. Les randonneurs font preuve de civisme. Le souci c’est que ce qui est mis en place dans le parc n’est pas respecté par toutes les communes environnantes car elles ont le choix de signer ou non la charte du PNR. Tout est une question de communication des enjeux d’un tourisme plus durable. A ce sujet, l’équipe nous a bien conseillé sur les méthodes de communication auprès des acteurs du Mont Rinjani.

En Haute-Savoie, nous avons aussi rencontré des producteurs maraichers en agriculture biologique. Le transport de vivres en montagne est aussi une problématique touristique dans cette région. Vu la difficile accessibilité, le transport en mules n’était pas une option possible. L’héliportage est la solution qui a été choisie, en incluant une compensation des émissions de carbone. C’est le genre de question logistique qu’on va devoir se poser pour le Mont Rinjani.

Je tiens à préciser que les français ont vraiment été géniaux avec nous ! Avec le réseau Warmshowers, il n’y a pas un jour où on a refusé de nous héberger. Nous avons rencontré des personnes formidables, qui sont en plus dans une démarche éco-responsable au quotidien.

Par la suite nous avons pris la route pour l’Italie, en s’arrêtant à Turin, Gênes, Cinq Terres, Viareggio, Pise, Lucques puis Cappanori, la ville italienne du zéro déchet. Là-bas, les habitants ont des sacs poubelle de toutes les couleurs pour tout trier. Ils paient au passage des camions poubelle, cela les encourage à réduire leurs déchets. Ils se sont aperçu que le recyclage des déchets coutait moins cher qu’une gestion de déchets traditionnelle (comme l’enfouissement ou l’incinération). Cela a permis de dégager un budget pour l’investissement dans de nouvelles technologies de recyclage.

Nous avons continué pour rejoindre Empoli, Florence et Bologne. Nous avons alterné la traversée de villages déserts et de villes ultra-touristiques ! Par contre il est plus compliqué de se loger chez l’habitant en Italie. Nous nous sommes résignés au camping sauvage et à la location d’un logement sur Airbnb...

VDLE : Quelle est la prochaine étape ?

Max : Nous aimerions rejoindre Padoue puis atteindre Louviena, la capitale de la Slovénie début juin si possible ! Le 1er août, on devrait être à Sofia.

Plus d'informations sur la page Facebook Hit the Route ou sur leur site internet.

A très bientôt!

Adeline, Guide VDLE / Secteur Vendée