Destination Vendée

Côté Nature

Ah la Vendée, que de paysages, que de surprises!

Des forêts domaniales, au bocage vendéen en passant par les Marais, s'il y a bien un département aux panoramas variés, c'est la Vendée! Découpé par de nombreux cours d'eau tels que la Sèvre Niortaise ou encore le Lay, ce département sait séduire par un patrimoine naturel à couper le souffle, ce qui en fait aujourd'hui la 4ème destination française.

La Vendée, c'est aussi une politique de découverte et de préservation de l'environnement, avec 108 Espaces Naturels sensibles en 2015, 20 sites Natura 2000 (dont le site Marais Breton / Noirmoutier / Baie de Bourgneuf et le site marin de l’Île d’Yeu) et un Parc Naturel Régional: Le Marais Poitevin.

Que ce soit dans les yoles du Marais Breton, ou les plates du Marais Poitevin, en suivant les 1000km sentiers pédestres ou les itinéraires Vendée Vélo, il y a pour sûr une multitude de moyens de contempler les bijoux de nature de la Vendée.

A suivre, je vous propose de découvrir les différents espaces naturels de ce département si riche.

Les Sites Naturels de Vendée

La Presqu'Île de Noirmoutier

Noirmoutier

 

Surnommée l’Île aux mimosas du fait de son microclimat exceptionnel, la presqu’île de Noirmoutier se situe à peu de distance de l’embouchure de la Loire.

Noirmoutier offre des paysages variés : les marais salants bleutés (qui recouvrent un tiers de l’île), la dune, le Bois de la Chaise… Le Passage du Gois, qu’on peut parcourir à pied, est de loin le chemin le plus audacieux pour atteindre l’île, puisqu’il n’est découvert qu’à marée basse.

Noirmoutier abrite la Réserve Naturelle Nationale des Marais de Müllembourg qui borde la Baie de Bourgneuf et la Réserve Naturelle Régionale du polder de Sébastopol, terres de choix pour l’observation d’oiseaux telle que l’avocette élégante.

L'Île d'Yeu, la mystérieuse

 

L'Ile-d'Yeu est un rocher de gneiss et de micaschiste puissamment fortifié, qui a des collines de 35 mètres, des sources vives et quelques ruisseaux.

Entre la Pointe du But et la Pointe des Corbeaux, la côte sauvage, facilement accessible en vélo, offre des paysages majestueux qui rappellent les terres celtiques de Bretagne. Le Port de la Meule et le Château de l’ile d’Yeu, qui aurait inspiré Hergé dans sa BD « l’île noire », sont deux sites incontournables.

La côte orientale est la partie urbanisée de l’île, avec le Port-Joinville. L’île vit aujourd’hui du tourisme et de la pêche (bars, merlu, sole et lotte).

Côte sud de l’Île d’Yeu – Crédit Photo : OT Ile d’YeuCôte sud de l’Île d’Yeu – Crédit photo : OT Ile d’Yeu

Le Pays de Monts

La dune du Pays de Monts 2013 – Crédit Photo A.GraizLa dune du Pays de Monts 2013 – Crédit Photo A.Graiz

 

Le long de la côte, au Nord-Ouest de la Vendée se trouvait l’île de Monts et ses villes qui deviendront connues : Saint-Jean-de-Monts, Notre-Dame-de-Monts et la Barre-de-Monts. Le Pays de Monts se dessinait avec cette longue île mais aussi avec les petits monticules qu’étaient alors Sallertaine, le Perrier ou encore Bouin.

Le Marais Breton maintenant bien aménagé, la dune est le seul témoignage de cette ancienne île Montibus. Elle est une barrière naturelle entre océan et marais.

La Forêt Domaniale du Pays de Monts, faite de pins maritimes et chênes vert, a été plantée au XIXe sous Napoléon III pour fixer la dune. De nombreux sentiers et pistes cyclables permettent de visiter cette zone. Avec un peu de chance, vous pourrez voir le gravelot à collier interrompu sur la plage ou entendre l’engoulevent d’Europe dans la forêt.

Le Marais Breton-Vendéen

 

Derrière l’île Montibus, une cuvette d’eau de 400km² se créa de la Baie de Bourgneuf jusqu’à St Hilaire de Riez. L’eau s’étendait alors à l’est jusqu’à Challans. C’est au Moyen-Age que des religieux prirent l’initiative d’installer des digues, des écluses et de creuser des étiers pour assécher les terres et ainsi cultiver le sel. Ces terres gagnées sur la mer, hostile à la vie humaine (vent, inondations…), seront apprivoisées par les maraichins. Ils vivront dès lors de la saliculture mais aussi de l’élevage de vaches maraichines. Ce marais sera le plus grand producteur de sel en France du XVe au XVIIIe ! On distingue aujourd’hui le marais salé au nord (terres d’ostréiculture et de saliculture) du marais doux au sud (terres d’agriculture et d’élevage).

Faute de bois et de pierre, les maraichins s’adapteront aussi pour construire leur habitat. Ainsi en utilisant la glaise et les roseaux, ils feront naitre l’habitat traditionnelle du marais : la Bourrine !

Sur ses 35 000 hectares, le Marais Breton-Vendéen accueille 7 espèces de limicoles nicheurs, c’est une situation unique en France ! C’est le premier site français de reproduction de nombreux oiseaux, comme la barge à queue noire (70 % de la population française) ou encore le vanneau huppé. Le site Natura 2 000 « Marais breton, baie de Bourgneuf, île de Noirmoutier et forêt de Monts » est depuis mars 2017 une Zone humide d’importance internationale (Convention Ramsar).

Le Marais Breton avec Noirmoutier au loin - Prise de vue de Kulmino en 2013 – Crédit Photo A.GraizLe Marais Breton - Prise de vue de Kulmino en 2013 – Crédit Photo A.Graiz

La Côte de Lumière

Saint-Jean-de-Monts 2013 – Crédit Photo A.GraizSaint-Jean-de-Monts 2013 – Crédit Photo A.Graiz

 

La Vendée compte plus de 250km de côtes protégées!

La côte vendéenne est appelée  « Côte de Lumière » car son ensoleillement est comparable à celui des départements du midi méditerranéen. De manière générale, la Vendée bénéficie du taux d’ensoleillement le plus important de toute la côte atlantique.

Les Sables d’Olonne est une des stations balnéaires les plus connues notamment pour le célèbre évènement qui commence en son sein : le Vendée Globe.

Saint Gilles Croix de Vie est le berceau des chantiers Bénéteau et de la plaisance. C'est le premier port sardinier français de la façade atlantique.

Forte de ses magnifiques paysages authentiques, de ses 13 km de plages bordées de dunes et de la qualité de ses eaux de baignade, la Tranche sur mer s'est engagé dans la protection de l'environnement depuis plusieurs années.

Le bocage vendéen

 

Le bocage est une succession de champs entourés de haies propice à l'élevage. Le Bas Bocage (au centre et à l’ouest du département) comprend de nombreux cours d'eau régulièrement alimentés par les pluies océaniques, en particulier la Boulogne, la Vie et le Lay. Il est peu vallonné. On y trouve le chef-lieu du département, La Roche-sur-Yon.

Le Haut Bocage situé dans la région des Herbiers et de Pouzauges, est un pays granitique au relief fortement vallonné, entre la Sèvre Nantaise et son affluent la Maine. On y trouve notamment les hauteurs du département, avec le mont des Alouettes (232 m) et le puy Crapaud (269 m).

Saint-Michel-Mont-Mercure est, avec ses 290 m, le point culminant de la Vendée.Saint-Michel-Mont-Mercure est, avec ses 290 m, le point culminant de la Vendée.

Le Marais Poitevin

La Venise Verte a obtenu le label « Grand site de France » en 2010 – Crédit Photo G.BochenekLa Venise Verte a obtenu le label « Grand site de France » en 2010 – Crédit Photo G.Bochenek

Il y a quatorze siècles, l’actuel Marais Poitevin n’était encore qu’une vaste étendue d’eau de mer appelé Golfe des Pictons (la Vendée était alors le bas-Poitou) qui s’étendait de Niort à la Baie de l’Aiguillon. Il sera progressivement comblé par les alluvions fluviatiles (de la Sèvre Niortaise, du Lay, de la Vendée et de l’Autise) et les sédiments marins, créant le Marais Poitevin.

Ce n’est qu’à partir du Xe siècle que de grands travaux d’aménagement commencèrent, initiés par de grandes abbayes. Ainsi, on entreprit la construction de digues et le creusage de canaux pour drainer. En un siècle et demi, on fit reculer l’Océan de 50km ! Ces terres gagnées permirent d’augmenter le niveau de vie des habitants par l’accroissement d’activité. De la culture de chanvre et de lin au commencement, on passa aux cultures maraichères, au pâturage et à la sylviculture (peuplier) au XIXe. Suite au développement des grandes cultures céréalières au XXe, on commença à réfléchir à une politique de protection du Marais Poitevin.

En 2014 fut créé le Parc Interrégional du Marais Poitevin. Celui-ci s’étend sur trois départements (Vendée / Charente-Maritime / Deux-Sèvres). Le PNR a comme objectifs la préservation de la faune et de la flore locale mais également le développement de l’activité économique du territoire. Il agit en vue de protéger l’écosystème. Les 96 000 hectares de marais sont divisés en deux : Le Marais desséché à l’Ouest et le Marais mouillé à l’Est, aussi appelé « Venise Verte ». Trois Réserves Naturelles Nationales (sur les 4 que compte la Vendée) se situent dans le parc : La RNN de la Baie de l’Aiguillon, la RNN Michel Brosselin et la RNN de la Casse de la Belle-Henriette, gérées par la LPO.

Le Marais Poitevin est la deuxième plus grande zone humide de France après la Camargue !